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Presse à cuisses vue par la personne qui s’entraîne, les pieds posés sur la plateforme

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Push Pull Legs : le guide complet du split PPL

· Chris · 13 min de lecture · Mis à jour

Le Push Pull Legs (PPL) est facile à expliquer et étonnamment facile à mal interpréter.

Le split n’est qu’une répartition : les mouvements de poussée un jour, ceux de tirage un autre et le bas du corps le troisième. Il ne précise encore ni le nombre de séries nécessaire, ni la fréquence obligatoire, ni une éventuelle supériorité sur un programme full body ou haut/bas du corps.

Cette distinction est essentielle. Un bon split organise l’entraînement ; il ne produit pas automatiquement de meilleurs résultats.

Qu’est-ce que le Push Pull Legs ?

Le PPL répartit les exercices entre trois catégories :

Push — poussée : exercices visant surtout les pectoraux, les deltoïdes antérieurs et latéraux et les triceps. Le développé couché et le développé épaules en sont des exemples classiques.

Pull — tirage : exercices pour le dos, les deltoïdes postérieurs et les biceps. Ils comprennent les tirages verticaux comme les tractions et horizontaux comme le rowing.

Legs — jambes : travail du bas du corps pour les quadriceps, les ischio-jambiers, les fessiers et les mollets. Le travail abdominal est souvent ajouté ici, mais il n’est pas obligé de se trouver le jour des jambes.

L’intérêt pratique vient du regroupement : les muscles qui collaborent sur les mêmes mouvements se retrouvent généralement dans la même séance. Après le développé couché, les triceps ont déjà participé et peuvent être entraînés directement ; jusqu’à la prochaine séance Push, toute la musculature de poussée récupère ensuite en même temps.

Cette organisation rend le PPL clair. Elle ne le rend pas automatiquement supérieur aux autres répartitions.

Répartition des exercices

Séance Push

Type d’exerciceExemples
Poussée horizontaledéveloppé couché, développé incliné avec haltères ou barre
Poussée verticaledéveloppé épaules debout ou assis
Isolation des pectorauxécartés à la poulie, pec deck
Isolation des épaulesélévations latérales avec haltères ou à la poulie
Isolation des tricepspushdown, extension au-dessus de la tête, dips

Séance Pull

Type d’exerciceExemples
Tirage verticaltractions, tirage vertical large ou serré
Tirage horizontalrowing barre, à la poulie ou avec haltère
Deltoïdes postérieursface pulls, reverse fly
Isolation des bicepscurls à la barre, avec haltères ou à la poulie

Séance Legs

Type d’exerciceExemples
Dominante quadricepssquat, front squat, presse à cuisses, extension des jambes
Dominante hanchessoulevé de terre roumain, flexion des jambes, hip thrust
Molletsextensions des mollets debout ou assis
Abdominauxcrunch à la poulie, relevé de jambes suspendu, planche

Ces tableaux ne constituent pas une liste obligatoire. Une séance Push n’a pas forcément besoin des cinq types d’exercices si quatre exercices couvrent déjà ton volume hebdomadaire et tes priorités.

Pour choisir le bon nombre d’exercices, leur ordre et éviter d’oublier certains muscles : choisir ses exercices PPL.

PPL sur 3 jours ou sur 6 jours

Le nombre de jours d’entraînement modifie surtout deux choses dans un PPL : la fréquence de retour de chaque séance et la quantité de travail à placer dans chacune.

Cela ne signifie pas qu’une fréquence particulière produit automatiquement davantage de muscle. À volume hebdomadaire comparable, les résultats moyens d’hypertrophie restent très similaires entre différentes fréquences. Une fréquence supérieure est surtout utile si elle aide à répartir le volume entre des séances plus courtes et de meilleure qualité.

PPL sur 3 jours

Avec trois jours, Push, Pull et Legs reviennent chacun une fois par semaine.

Cela peut fonctionner. Un muscle ne cesse pas de croître au bout de sept jours simplement parce qu’il n’a été entraîné directement qu’une fois. L’inconvénient est surtout pratique : pour atteindre un volume hebdomadaire élevé pour les pectoraux, le dos ou les jambes, une grande partie doit tenir dans une seule séance.

Si tu ne disposes que de trois jours, un programme full body est donc souvent plus simple. Le travail se répartit entre plusieurs sollicitations hebdomadaires et les mouvements de base sont pratiqués plus fréquemment. C’est une question d’organisation et de spécificité, pas la preuve qu’un PPL sur 3 jours serait inefficace par principe.

PPL sur 6 jours

Avec six jours, le cycle complet se répète deux fois par semaine.

Exemple : lun. Pull — mar. Push — mer. Legs — jeu. Pull — ven. Push — sam. Legs — dim. repos.

Le PPL révèle ici sa force organisationnelle : deux séances Push, deux Pull et deux Legs permettent de répartir le volume sans allonger excessivement chacune d’elles.

Le coût est évident : six jours d’entraînement restent six jours d’entraînement. Le split ne convient mieux à ton quotidien que si tu souhaites réellement maintenir cette fréquence.

PPL sur 5 jours — cycle rotatif

Semaine 1 : Pull-Push-Legs-Pull-Push. Semaine 2 : Legs-Pull-Push-Legs-Pull.

Le cycle ne se termine pas le dimanche ; il continue simplement. Chaque type de séance revient ainsi en moyenne environ 1,7 fois par semaine.

C’est une solution cohérente si cinq jours te conviennent et si le changement des jours de la semaine ne te gêne pas. Pour cinq jours fixes, le programme Upper/Lower + PPL Hybrid constitue une autre possibilité, avec les mêmes séances chaque semaine.

PPL sur 4 jours — cycle rotatif

Le cycle peut aussi se poursuivre avec quatre jours : semaine 1 Pull-Push-Legs-Pull, semaine 2 Push-Legs-Pull-Push.

Chaque type de séance revient alors en moyenne environ 1,3 fois par semaine. Ce n’est pas automatiquement insuffisant, seulement moins symétrique qu’un PPL sur 6 jours.

La principale difficulté concerne l’organisation : « lundi = Pull » n’est plus toujours vrai. Si des jours fixes comptent davantage pour toi, un split haut/bas du corps sur quatre jours sera généralement plus simple à planifier.

Quel volume par groupe musculaire ?

Il n’existe aucune plage magique de séries qui serait optimale pour chaque muscle et chaque personne.

Le principe général est néanmoins clair : davantage de volume hebdomadaire pertinent peut produire plus de croissance musculaire, mais avec des bénéfices supplémentaires décroissants. Les revues actuelles placent environ dix séries difficiles ou davantage par muscle et par semaine comme un point de départ utile pour l’hypertrophie, et non comme une limite basse ou haute universelle.

La quantité dont tu as réellement besoin dépend notamment de ton niveau, des exercices choisis, de la proximité de l’échec, du travail indirect et de ton historique de volume. C’est pourquoi la recommandation de 10 à 20 séries par groupe musculaire et par semaine doit être comprise comme un repère, pas comme une zone obligatoire pour chaque muscle.

Dans un PPL sur 6 jours, l’avantage pratique consiste à répartir ce volume entre deux séances. Au lieu de douze séries pour les pectoraux le même jour, tu peux par exemple en placer six lors de la première séance Push et six lors de la seconde. Les dernières séries restent ainsi souvent plus productives et chaque séance plus raisonnable.

Le Reddit PPL de metallicadpa

L’un des programmes PPL les plus connus en ligne a été publié sur r/Fitness en 2015 sous le titre « A Linear Progression Based PPL Program for Beginners ». Ce détail compte : il a explicitement été conçu comme un programme pour débutants associant progression linéaire, fréquence élevée et travail supplémentaire orienté bodybuilding.

Il est disponible entièrement configuré sous le nom Push / Pull / Legs (Reddit PPL) dans le catalogue hitPR.

Pull — jours 1 et 4

ExerciceSéries × répétitionsProgression
Soulevé de terre (jour 1) / rowing (jour 4)1 × 5+ / 4 × 5 + 1 × 5++5 kg au soulevé de terre / +2,5 kg au rowing après réussite
Tirage vertical3 × 8–12double progression
Rowing à la poulie3 × 8–12double progression
Face pulls5 × 15–20double progression
Curls marteau4 × 8–12double progression
Curls avec haltères4 × 8–12double progression

Push — jours 2 et 5

ExerciceSéries × répétitionsProgression
Développé couché (jour 2) / développé épaules (jour 5)4 × 5 + 1 × 5++2,5 kg après réussite
Développé épaules (jour 2) / développé couché (jour 5)3 × 8–12double progression
Développé incliné avec haltères3 × 8–12double progression
Pushdown triceps + élévations latérales (superset)3 × 8–12 + 3 × 15–20double progression
Extension des triceps + élévations latérales (superset)3 × 8–12 + 3 × 15–20double progression

Legs — jours 3 et 6

ExerciceSéries × répétitionsProgression
Squat2 × 5 + 1 × 5++2,5 kg après réussite
Soulevé de terre roumain3 × 8–12double progression
Presse à cuisses3 × 8–12double progression
Flexion des jambes3 × 8–12double progression
Extensions des mollets5 × 8–12double progression

Les principaux exercices lourds alternent en partie : la séance Pull A commence par le soulevé de terre et la séance Pull B par le rowing. Les jours Push, développé couché et développé épaules alternent comme premier exercice lourd ; l’autre mouvement reste présent avec davantage de répétitions.

Progression des mouvements polyarticulaires : dans la version d’origine, la charge augmente linéairement après une séance réussie : 2,5 kg pour le développé couché, le rowing, le développé épaules et le squat, et 5 kg pour le soulevé de terre. La dernière série est un AMRAP de répétitions techniquement propres. Après trois véritables échecs consécutifs, l’auteur conseille de réduire la charge de travail de 10 %, puis de la faire remonter.

Progression des exercices accessoires : double progression — augmente d’abord les répétitions dans la plage indiquée ; lorsque toutes les séries prévues atteignent proprement la limite haute, augmente la charge et repars à la limite basse.

Il s’agit d’un programme précis. Chaque décision qu’il contient n’est donc pas une règle générale du PPL.

Erreurs fréquentes en PPL

1. Trop d’isolation des bras, pas assez de mouvements polyarticulaires

De nombreux PPL personnels commencent par la question « Quels curls manque-t-il encore ? » plutôt que par le véritable objectif.

Si le développé couché, les tractions, le rowing ou le squat comptent pour toi, ces exercices doivent recevoir assez de place et de récupération. Les exercices placés tôt dans une séance produisent en moyenne les plus grands gains de force ; la priorité la plus élevée doit donc passer en premier.

Cela ne rend pas l’isolation des bras inutile. Avec un objectif d’hypertrophie, ajouter des séries pour les biceps et les triceps peut être pertinent. Elles ne doivent simplement pas finir par dominer le volume tandis que les mouvements prioritaires stagnent.

2. Sauter la séance Legs

La logique est simple : si tu programmes un cycle PPL mais sautes régulièrement la séance jambes, tu ne suis plus le programme prévu.

Le problème tient moins au nom du split qu’à la répartition déséquilibrée. Tu peux choisir d’entraîner les jambes moins souvent, mais il vaut alors mieux concevoir la semaine en conséquence que prévoir un PPL sur 6 jours et en manquer un tiers chaque semaine.

3. Ne prévoir aucune alternance A/B

Deux séances Push identiques ne constituent pas automatiquement une erreur.

Une structure A/B reste utile si tu veux donner la priorité à deux mouvements. Le Reddit PPL l’illustre bien : une séance Push commence par un développé couché lourd, l’autre par un développé épaules lourd. Chaque mouvement bénéficie ainsi une fois du premier emplacement, lorsque tu es frais.

La variation doit avoir une fonction. Inutile de remplacer des exercices uniquement pour que le mardi ressemble moins au vendredi. Pour suivre proprement les progrès, une sélection stable pendant plusieurs semaines est souvent plus simple à analyser.

PPL ou haut/bas : quand choisir le PPL ?

Le PPL te convient particulièrement si :

  • tu aimes t’entraîner 5 à 6 jours par semaine ;
  • tu veux répartir ton volume hebdomadaire entre de nombreuses séances ciblées ;
  • tu trouves les jours Push, Pull et Legs faciles à organiser.

Le haut/bas du corps te convient souvent mieux si :

  • tu préfères quatre jours d’entraînement fixes ;
  • tu veux entraîner chaque grand groupe dans deux moitiés de semaine bien définies ;
  • ton quotidien irrégulier te laisse moins de jours en salle.

Entre les deux, Upper/Lower + PPL Hybrid propose cinq jours, avec deux séances haut/bas et trois séances PPL. Ce n’est pas un mélange physiologiquement « supérieur », mais une façon pratique d’organiser cinq jours fixes.

Comparatif détaillé : full body ou split · Comparaison directe avec le haut/bas du corps : PPL ou Upper/Lower

Conclusion

Le Push Pull Legs n’est ni un split magique ni une structure qui commencerait soudainement à fonctionner après un nombre précis d’années d’entraînement.

Sa force réside dans l’organisation : avec de nombreux jours disponibles, il répartit pectoraux, dos, épaules, bras et jambes entre des séances ciblées sans tout entasser dans quelques entraînements très longs.

À retenir :

  • le PPL divise l’entraînement entre Push, Pull et Legs, pas entre « bonnes » et « mauvaises » fréquences ;
  • un PPL sur trois jours peut fonctionner ; avec trois jours, le full body est simplement plus facile à organiser pour beaucoup et permet de pratiquer plus souvent des exercices précis ;
  • un PPL sur six jours répartit très régulièrement le volume, mais exige réellement six jours d’entraînement ;
  • les débutants peuvent suivre un PPL. Le Reddit PPL a même été écrit pour eux ; un programme compact comme GZCLP est seulement plus simple à mettre en œuvre pour beaucoup ;
  • volume hebdomadaire, progression, exercices, récupération et régularité restent décisifs, pas l’abréviation inscrite sur le programme.

Et si tu n’as pas accès à une salle complète : PPL à la maison avec des haltères explique ce que tu peux remplacer et où le matériel modifie réellement la programmation.


Sources

Questions fréquemment posées

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